mercredi 25 octobre 2017

LA BELLE ANGÈLE

Naufragée et détruite en octobre 2017.

Type :  lougre à trois mâts, chasse-marée.
La Belle Angèle remontant l'Aven le samedi 29 août 2015

naguère, le hunier était marron.
la Belle Angèle à l'échouage à Pont l'Abbé

Gréement :  Mâts en bois, en une seule partie ; le grand mât  et le mât de tapecul ont une forte quête vers  l'arrière. Seul le grand mât peut porter un hunier. Bouts-dehors avant et arrière, relevables pour faciliter les manœuvres au port. Les vergues restent hautes en usage normal et les voiles se carguent contre les vergues et les mâts.


Matériaux : coque, pont et espars en bois.

Date et lieu de lancement : 1991 à Pont-Aven ; construit par les charpentiers du chantier du Guip de l'île aux Moines (Golfe du Morbihan), à partir des plans de François Vivier, réalisés d'après des photos de L'Utile (construit à Redon).
Autres noms : Aucun, mais le modèle s'appelait L'Utile.
Utilisation initiale : voilier de croisière et de sorties à la journée (réplique)
L' Utile était un borneur (le bornage est du cabotage à très courtes étapes)  et un chasse-marée.
Dernière nationalité connue : Française.
Dernier port d'attache connu : Pont-Aven (Finistère sud, quartier de Concarneau) ; mais le bateau est généralement basé à Concarneau.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade ; désormais détruit.

   Signification du nom : La Belle Angèle st le nom d'un célèbre tableau de Paul Gauguin (1848 - 1903), peint à Pont-Aven en 1889. La toile fait partie de la collection du musée d'Orsay, à Paris. Le modèle, qui pose en costume breton, s'appelait Angèle Canévet et était hôtelière ; son mari, Frédéric Satre, a été, par la suite, maire de Pont-Aven. Les 2 époux n'ont d'ailleurs pas apprécié le portrait. Paul Gauguin est sans doute la personnalité la plus célèbre ayant habité Pont-Aven, et le bateau porte ce nom en son honneur. Une rue de Pont-Aven porte le même nom et une statue de Gauguin ornait une des principales places du bourg. Elle a disparu depuis les travaux qui ont eu lieu sur la place ; si quelqu'un sait ce qu'elle est devenue ...
     Le nom est plus poétique que celui du chasse-marée qui a été pris comme modèle pour la réplique, L'Utile.
  
Longueur hors-tout : 24,5 m
Longueur de la coque : 14,5  m
Longueur à la flottaison :   m.
Largeur maximale :  4,6 m
Tirant d'eau maximal :  2 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 35 t .
Surface maxi de voilure :  195 m².


   État : naufragé et détruit par la mer en octobre 2017..

   Avant : Étrave  faiblement inclinée. Long bout-dehors  horizontal relevable


   Arrière : Voûte + tableau peint en blanc, portant le nom du bateau et les initiales du quartier maritime d'immatriculation : CC pour Concarneau) ; barre franche.


  Coque : Noire, liston blanc, lisse de pavois verte.
  Superstructures : Panneaux et descentes. Le rouf, entre le mât arrière et le mât de tapecul, n'est pas plus haut que le pavois et n'est pas visible de profil.
       La Belle Angèle a été construite par l'association "La Belle Angèle", qui en reste propriétaire et organise une fête autour du bateau, chaque année (à la fin du mois d'août), au port de Pont-Aven. Elle a participé, après son lancement en 1992, aux fêtes de Brest et au concours "bateaux des côtes de France".
        C'est la réplique d'un chasse-marée de l'Aven, l'Utile, lancé en 1870 à Redon (Ile et Vilaine), qui appartenait à un armateur de Pont-Aven, Léon Satre. Ce type de bateau servait au transport des sardines, pendant la saison de pêche : il allait chercher les poissons sur le bateau de pêche (qui pouvait ainsi continuer son activité) et le rapportait à la conserverie le plus vite possible; Il fallait donc un voilier capable de bonnes performances. En-dehors de cette activité saisonnière, le bateau assurait un rôle plus classique de borneur (transport  de marchandises de port en port) le long des côtes atlantiques, ainsi que le ravitaillement des îles. Une caractéristique importante est le faible tirant d'eau, qui permettait la remontée des rias jusqu'à Pont-Aven, Quimperlé ou Hennebont, ainsi que l'accès à des petits ports comme Doëlan.
         De loin et à contre-jour, on peut assez facilement confondre La Belle Angèle et Corentin (qui est un peu plus grand). Les voiles marron de La Belle-Angèle sont alors le meilleur critère distinctif. On remarquera aussi que le chasse-marée de l'Aven ne possède pas de rouf entre les 2 mâts, contrairement au lougre de Quimper.
          L'association possède 5 autres voiliers, beaucoup plus petits  (certains en travaux de restauration). Le chasse-marée pratique la navigation côtière, surtout en Finistère sud et en Morbihan. Il fréquente de nombreux rassemblements de voiliers traditionnels et était même à l'Armada de Rouen en 2003.

     Comme d'autres voiliers traditionnels, le bateau a été géré par la compagnie  Gouelia (du breton Goueliad, qui veut dire voile), de Quimper, qui regroupait les différentes associations propriétaires des bateaux et recevait les demandes de personnes et de groupes voulant embarquer. Cette compagnie a disparu et la gestion est maintenant assurée par Étoile Marine, l'armement de St-Malo créé par Bob Escoffier.
      L'équipage est de 2 marins ; Le bateau peut embarquer au maximum 10 personnes en croisière (8 adultes et 2 enfants), 23  en promenade de la journée et 40 personnes peuvent s'installer à bord pour des réceptions. 
       L'intérieur est soigné et confortable.

      La Belle Angèle participe à de nombreux rassemblements de voiliers traditionnels. Elle était à la semaine du Golfe du Morbihan 2013 mais pas en 2015.Elle a participé , par contre, à la fête des Chants de marins à Paimpol 2015. Chaque année, fin août, a lieu une fête en son honneur au port de Pont-Aven, avec la participation de nombreux voiliers (en 2015, parmi les voiliers les plus gros, on remarquait Popoff, St  Michel II, Marche avec, etc.
      
  Dramatique nouvelle, le 17 octobre 2017 : la Belle Angèle s'est échouée à la sortie de l'AberWrach, dans le Finistère Nord, en revenant de Saint-Malo à Pont-Aven ; Le patron du bateau est malheureusement décédé. le bateau sortait du port ; devant la hauteur des vagues qui entraient dans le chenal, l'équipage aurait tenté de faire demi-tour ; mais une déferlante l'aurait drossé contre les roches qui bordent le chenal. Les autres équipiers ont pu être sauvés, puis l'épave s'est retrouvée très haut sur les rochers. En raison des dégâts sur la coque et de la houle persistante, elle était impossible à renflouer. Elle a fini par se déséchouer, a parcouru environ 10 milles pour s'échouer finalement, cassée en plusieurs morceaux, au pied du phare de Pontusval (Brignogan).

dimanche 27 août 2017

SHABAB OMAN

Type : Trois-mâts goélette.








Gréement : mâts composés (2 parties) ; 3 voiles carrées sur le phare de misaine ; voiles auriques et flèches  (ornées des armes du sultanat) sur le grand mât et l'artimon. 4 focs.

Matériaux : coque et pont en bois. 
Date et lieu de lancement : 1971 aux chantiers Herd & Mackenzie, à Buckie (Nord de l'Écosse, sur la Mer du Nord), architectes Robert et Victor Clark.
 
Nom lors du lancement : Captain Scott
 
Autres noms : Youth of Oman .
Utilisation initiale : Navire - école militaire.
Dernière nationalité connue : Omanaise.
Dernier port d'attache connu : Mascate.
Dernière utilisation connue : Navire-école militaire.
État : n'est plus en état de naviguer ; conservé comme musée.

Signification du nom : Shabab Oman signifie jeunesse d'Oman.
 
Longueur hors-tout : 53,95 m
Longueur de la coque :  44 m

Longueur à la flottaison : 36,6 m
Largeur maximale : 8,5 m
Tirant d'eau maximal : 4,7 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 484 t .
Surface maxi de voilure : 813 m²

 
Avant : étrave à guibre, figure de proue représentant Sindbad le marin ; gaillard d'avant .
 
 
Arrière : à tableau, gouvernail à tube de jaumière.

Superstructures : pas de gaillard ni de dunette ; 2 roufs entre les mâts et une chambre de vieille tout à l'arrière


   Shabab Oman  a été construit en 1971 pour une fondation écossaise et exploité comme voilier-école sur lequel la discipline était plus que dure. C'était à l'époque le plus grand voilier-école en bois.Racheté par le sultanat d'Oman en 1977, d'abord appelé Youth of Oman,  il a été le navire-école militaire du sultanat d'Oman jusqu'en 2014  ; il a alors été remplacé  par le trois-mâts carré  Shabab Oman II et est maintenant conservé comme navire-musée au port de Mascate. Son équipage était de 50 marins et cadets. Ce navire a fait plusieurs voyages en Europe et est venu à plusieurs éditions de l'Armada de Rouen.

 

SHABAB OMAN II

Type : Trois-mâts carré.


Gréement : 5 voiles carrées sur le phare de misaine ; 6 sur le grand phare ; 4 sur celui d'artimon ; perroquets volants ; mâts composés (3 parties) ; brigantine sur l'artimon.

Matériaux : coque et pont en acier ; pont recouvert de bois. Mâts en acier.
Date et lieu de lancement : 2013 aux chantiers Damen à Galatj en Roumanie ; les aménagennts, les finitions et legréement ont été réalisées aux Pays Bas (Pays-Bas) et le navire a été  mis en service en 2014. Architecte : Gerard Djikstra.

Nom lors du lancement : Shabab Oman
Autres noms : néant.
Utilisation initiale : Navire - école militaire.
Dernière nationalité connue : Omanaise.
Dernier port d'attache connu : Mascate.
Dernière utilisation connue : Navire-école militaire.
État : récent, bien entretenu

Signification du nom : Shabab Oman signifie jeunesse d'Oman.
 
Longueur hors-tout : 87 m
Longueur de la coque : 67,6 m

Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 11,1 m
Tirant d'eau maximal : 5,3 m
Tirant d'air : 50 m
Déplacement : 1300 t .
Surface maxi de voilure : 2630 m²
Avant : étrave à guibre, figure de proue représentant Sinbad le marin ; gaillard d'avant . 

Arrière : à voûte, gouvernail à tube de jaumière. Dunette avec chambre de veille.


   

   Shabab Oman II  est le navire-école militaire du sultanat d'Oman. Lancé en 2014, il a remplacé le 3 mâts-goélette Shabab Oman, qui est maintenant conservé comme navire-musée au port de Mascate. Il a un équipage de 54 marins,et de 36 stagiaires. Ce nouveau navire est un sister-ship du Hollandais Stad Amsterdam et du Brésilien Cisne Branco. Il est venu à Brest en juillet 2017 (parmi les stagiaires, il y avait 12 femmes). Le navire sera présent aux Grandes voiles du Havre fin août-début septembre 2017.

dimanche 21 mai 2017

ÉTOILE DU ROY (ex GRAND TURK)


Type : Trois-mâts carré (réplique de frégate).

l'étrave de l'Étoile du Roy, repeinte  en 2014






Le Grand Turk descendant la Seine après l'Armada 2008
















En 2012, l'Étoile du Roy était le plus grand bateau qui osait participer au vire-vire
(entrée sous voiles dans le port de commerce)

Entrée dans le golfe du Morbihan en mai 2013

Gréement : Mâts à chouques ; 3 vergues sur le mât de misaine et sur le grand mât ; 1 voile carrée et une brigantine, sur le mât d'artimon. 12 voiles.

Matériaux : Coque et pont en bois. Pont en bois. Mâts en bois.

Date et lieu de lancement : 1997 à Marmaris, en Turquie ; original (HMS Blandford) : 1720, Angleterre.

Nom lors du lancement : Grand Turk.
Autres noms : aucun.
Utilisation de l'original : Frégate (navire de guerre).
Dernière nationalité connue : Française.
.Dernier port d'attache connu : Saint-Malo.
Dernière utilisation connue : Sorties à la journée, réceptions, films.
État : régulièrement entretenu.

Signification du nom : Grand Turk : Il a été construit par l'armateur Michael Turk, de la célèbre famille anglaise Turk. Un constructeur de navires, lord-maire de Londres, portait déjà ce patronyme en 1230 ; peut-être ses ancêtres étaient-ils d'origine turque ? De plus, il a été construit en Turquie ; sa figure de proue représentait un turc en habits du XVIIIème siècle. Une île des Caraïbes porte également ce nom (dans les îles Turk and Caïcos).
   Étoile du Roy : Le Malouin Bob Escoffier, ancien propriétaire de l'armement Étoile Marine, a choisi ce nom pour le navire qu'il  a acquis en 2010, et qui devient le plus grand de la flotte (dont tous les éléments ont un nom commençant par Étoile). Le baptême a eu lieu le 7 mai 2010.

Longueur hors-tout : 46,3 m
Longueur de la coque : 36 m
Longueur à la flottaison : ? m
Largeur maximale : 10,4 m
Tirant d'eau maximal : 3,1 m
Tirant d'air : 35,6 m
Déplacement : 314 t
Surface maxi de voilure : 790 m2.


Coque : trapue, typique du XVIIIème siècle, frégatée ; jaune et noire.

Superstructures : Peu marquées.

Avant : étrave à guibre ; long beaupré fortement incliné ; gaillard.
 Figure de proue :  quand le bateau était anglais, Turc coiffé d'un turban et habillé à la mode du XVIIIème siècle. 




   Cette figure de proue a été enlevée et,  pendant 2 ans le navire n'en possédait plus. Une nouvelle figure de proue a été posée le 7 juillet 2012, pendant l'escale malouine de la Tall Ships race. Elle représente une femme corsaire créée et dessinée par une artiste de la région, Valérie Gauthier, et sculptée par Stéphane Desdouets, appelée Violette de la Hisse (la Hisse est un petit port situé sur la Rance, où se trouve la première écluse quand on remonte la rivière). Selon le conte, la jeune corsaire, mi-femme, mi-sirène, a combattu les Anglais sur la frégate de son mari Robert Le Turc ; elle choisit finalement la vie aquatique. La figure de proue la représente avec une queue de sirène.
    On remarquera aussi, derrière elle, une hermine blanche à queue noire, symbole de Saint Malo et de la Bretagne, et une étoile de mer, symbole de la vie marine.

Remise à l'eau avec les nouvelles couleurs en janvier 2015

l'Étoile du Roy en 2013

Arrière : Château arrière élevé ; tableau arrière décoré, avec fenêtres .
Le tableau arrière après le carénage de janvier 2014

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le tableau AR du Grand Turk


    Grand Turk est la réplique d'une frégate anglaise du XVIIIème siècle, HMS Blandford.  Ce type de navire est très proche des frégates corsaires malouines de l'époque, que les Anglais arrivaient parfois à capturer. On notera qu'il s'agit donc d'un modèle antérieur à l'Hermione (50 ans plus tôt).
    La réplique a été construite pour les besoins d'un film; Hornblower. Par la suite, il a servi de navire de croisières pour passagers (surtout en charter). Le navire est armé de 24 canons, et l'équipage n'hésite pas à s'en servir (tirs à blanc, bien entendu) pour saluer le public ou pour s'amuser avec d'autres bateaux du même genre (Le Renard La Recouvrance, Phoenix, etc ; et peut-être bientôt L'Hermione)
Depuis son lancement, la frégate est une habituée des rassemblements de Brest et de Rouen.
    Désormais, sous le nom d'Étoile du Roy, le navire est le plus gros navire de la flotte Étoile Marine, créée par Bob Escoffier et est basé à Saint-Malo. C'est aussi le troisième plus grand voilier français naviguant, et le deuxième plus grand en bois, après L"Hermione. Il est agréé pour 120 passagers à la journée, avec 35 membres d'équipage. A quai, sa capacité est de 300 personnes pour divers évènements. Il est très actif dans les rassemblements  français de voiliers traditionnels. Le navire a participé en 2011 à la Semaine du Golfe du Morbihan ; il était à Morlaix pour le festival entre terre et mer, en août 2011 ; à Lorient pour l'arrivée de la Volvo Ocean race, et bien sûr à Saint-Malo pour la tallships race ; il est également venu à Brest et à Douarnenez en juillet 2012. Il était présent à l'Armada de Rouen 2013 et a participé auparavant à la semaine du Golfe du Morbihan. 
     Le navire était à Concarneau à l'occasion du départ de la transat AG2R, à Lorient, à la Cité de la Voile, du 11 au 13 avril 2014 et à Calais début juin. Et, bien sûr, il était présent à son poste habituel, à Saint-Malo, avant le départ de la Route du Rhum 2014, et il a accompagné la flotte lors du départ. La plupart des parties jaunes étaient repeintes en rouge.
l'Étoile du Roy à son poste habituel, lors du départ de la Route du Rhum 2014.

     En 2015, le bateau a été caréné au chantier du port de Keroman, à Lorient. Le bateau est aussitôt reparti (26 janvier) vers son port d'attache. 
   La frégate était présente à la semaine du golfe du Morbihan 2015.

    La frégate accueillait l'Hermione à Saint Malo, début juillet 2016, et l'a accompagnée à son départ.

     Elle est à nouveau un des plus gros bateaux présents à la semaine du Golfe du Morbihan en 2017.